Couverture de SIGNL, semaine 40 : Chez Adidas, c’est le spectateur qui rend la couleur. L’iPhone Duo a déjà son Walkman.

La semaine du 28 septembre au 2 octobre 2026

Toutes les semaines

Sélection et textes préparés avec l’IA, relus et publiés par l’équipe de STUDIO UNLMTD.

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    • Motion

    Adidas Originals colore une ville grise pour le retour de l’Adistar

    À RETENIR

    Un seul dispositif visuel, le passage du gris à la couleur, suffit à porter un film et une série photo. La ville devient la toile de fond neutre qui fait exister le produit.

    NOTRE LECTURE

    Appuyer sur lecture n’est plus un préalable au film, c’en est le premier événement. Dans « Go Beyond the Grey », le geste du spectateur déclenche le passage du gris à la saturation : le clic est récompensé dès la première image, et les coloris de l’Adistar surgissent comme sa conséquence. Sur les réseaux, où l’attention se joue en un instant, c’est un choix de construction plus qu’un effet de style. Question de brief : que se passe-t-il à la seconde où votre film démarre, et pourquoi est-ce si souvent un logo ?

    LES FAITS

    Pour le retour de l’Adistar, adidas Originals lance « Go Beyond the Grey » avec BMB, Cheil et la société de production electriclime°. Réalisée et photographiée par Sabrina Rynas, la campagne repose sur un dispositif unique : appuyer sur lecture fait passer un monde gris à la saturation. Les coloris tranchent sur l’architecture urbaine de la région MENA, en affichage et sur les réseaux sociaux.

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    Duo-Man fait de la charnière de l’iPhone Duo une trappe à cassette

    À RETENIR

    Un format matériel nouveau appelle des gestes nouveaux : ouvrir et fermer deviennent des commandes. La métaphore d’un objet familier, soutenue par un vrai travail sonore, rend l’interface évidente sans mode d’emploi.

    NOTRE LECTURE

    La charnière était une contrainte d’ingénieur, Duo-Man en fait un verbe. Ouvrir l’iPhone Duo revient à insérer une cassette, le refermer à appuyer sur lecture : le geste le plus répété de l’appareil, jusqu’ici neutre, prend un sens. Le son rend ce sens crédible, puisque les clics et le souffle ont été enregistrés sur un vrai Walkman. Face à un nouveau format, la bonne question de brief n’est pas quoi afficher sur deux écrans, mais quel objet familier partage déjà son geste principal.

    LES FAITS

    Le développeur Vidit Bhargava a imaginé Duo-Man, une application qui transforme l’iPhone Duo pliable en Walkman. On ouvre l’appareil pour insérer une cassette virtuelle, on le referme pour lancer la lecture, avec les commandes sur l’écran extérieur. Les clics et le souffle ont été enregistrés sur un vrai Walkman. Le prototype, deuxième d’un hackathon Bitrig, doit devenir une application.

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    Les Inrocks fêtent 40 ans avec quatre couvertures signées La Chose

    À RETENIR

    Pour un anniversaire, multiplier les couvertures permet de raconter plusieurs époques et plusieurs publics à la fois. Les figures choisies servent de repères à l’histoire éditoriale du titre.

    NOTRE LECTURE

    Une couverture unique est une décision éditoriale ; quatre forment une collection. En confiant à La Chose une série autour de Nirvana, Nick Cave, Rosalía et Asia Argento, Les Inrockuptibles font de leur numéro anniversaire un objet que l’on choisit, que l’on compare, que l’on veut garder en entier. Le kiosque devient présentoir. Pour toute édition commémorative, la question de brief est là : chaque déclinaison tient-elle seule, et l’ensemble raconte-t-il ce qu’aucune ne dit isolément ?

    LES FAITS

    Pour leurs 40 ans, Les Inrockuptibles publient un numéro anniversaire consacré à leur histoire, à leurs engagements et à leur regard sur les artistes. Près de 300 personnalités de la musique, du cinéma, des livres, des arts et de la scène y racontent leur lien avec le journal. L’agence La Chose signe quatre unes autour de Nirvana, Nick Cave, Rosalía et Asia Argento.

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    Les Inrocks fêtent 40 ans avec quatre couvertures signées La Chose
    © Les Inrockuptibles / La Chose
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    Builders Club mêle tournage et CGI pour le casque Beats 360

    À RETENIR

    La prise de vues réelles raconte l’usage quotidien, la CGI explique l’ingénierie et les matériaux : chaque technique a son rôle. Un même studio qui maîtrise les deux garde une direction visuelle cohérente du film héros aux formats sociaux.

    NOTRE LECTURE

    Le film le plus long de la campagne Beats 360 n’est pas le film héros. À côté des 30 secondes de lancement, 2 min 30 sont consacrées à la conception : l’explication technique, d’ordinaire reléguée à la fiche produit, devient un livrable à part entière. Pour un premier casque supra-auriculaire depuis plus de dix ans, l’ingénierie est l’histoire, et le geste « twist and click » en est la scène centrale. En brief, la question se pose : votre argument technique mérite-t-il un film ou une ligne ?

    LES FAITS

    Le studio Builders Club signe la campagne mondiale du Beats 360, premier nouveau casque supra-auriculaire de la marque depuis plus de dix ans. Tourné à Barcelone, le dispositif combine prises de vues réelles, CGI, motion design et simulation produit pour montrer les coussinets interchangeables « twist and click ». Il comprend un film de 30 secondes, un film « Behind the Design » de 2 min 30 et des déclinaisons sociales.

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    À Chicago, teamLab expose des œuvres numériques qui réagissent au visiteur

    À RETENIR

    Une interaction peut avoir des conséquences définitives : en rendant certains gestes irréversibles, teamLab donne du poids au geste du visiteur. L’œuvre s’appuie aussi sur le temps réel (soleil, saisons) plutôt que sur une technologie spectaculaire.

    NOTRE LECTURE

    Chez teamLab, toucher n’est plus une commande, c’est un engagement. Dans « The World of Irreversible Change », trop de contacts déclenchent une guerre d’un an entre les habitants animés. Presque toutes les expériences interactives promettent qu’on peut recommencer ; celle-ci retire le bouton retour, et chaque geste engage ceux qui viendront après. Pour une activation de marque, souvent conçue pour être rejouée à l’infini, la question vaut d’être posée : qu’est-ce que le public pourrait changer pour de bon, et qui en hériterait ?

    LES FAITS

    Le Smart Museum of Art de Chicago présente « teamLab: Everything Exists in Infinite Continuity », jusqu’au 21 février. On y voit une projection sur cuivre martelé, « Order in Chaos » qui répond au toucher, une pièce florale calée sur le lever et le coucher du soleil, et « The World of Irreversible Change », où trop de contacts déclenchent une guerre d’un an entre les habitants animés.

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    À Chicago, teamLab expose des œuvres numériques qui réagissent au visiteur
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